Les médias argentins poussent un grand ouf de soulagement après la victoire en prolongation de leurs protégés face au Cap-Vert, en 16e de finale de la Coupe du monde 2026, mais pointe les défauts criants de l'Albiceleste.

Ce dénouement, bien qu'heureux, est un signal d'alarme majeur pour l'Albiceleste. Face à une équipe du Cap-Vert réputée pour sa combativité mais loin des cadors mondiaux, l'Argentine a montré des lacunes inquiétantes. Le milieu de terrain a peiné à imposer son tempo, permettant des transitions rapides à l'adversaire et exposant une défense parfois friable. La dépendance excessive envers le génie de Lionel Messi pour débloquer des situations complexes est apparue flagrante, tandis que Lautaro Martinez a dû cravacher pour trouver des espaces.

Historiquement, l'Argentine a souvent navigué entre éclat et frustration dans les phases à élimination directe. Cette performance en prolongation, loin d'un 'clean sheet' attendu, remet en question la cohésion défensive et la capacité à gérer la pression sur 90 minutes. Un tel scénario face à un adversaire de calibre supérieur en quart de finale serait probablement fatal. L'équipe de Scaloni doit impérativement corriger le tir et retrouver une solidité tactique pour prétendre au titre suprême. Le 'moneyline' sur l'Argentine, habituellement faible, pourrait devenir un piège si ces faiblesses persistent.