L'univers du combat est en effervescence avec l'annonce du prochain affrontement d'Henry Corrales. Le 18 juillet, lors du BKB 56, l'ancien combattant émérite du Bellator MMA croisera le fer avec Ihor Blazhenko.
Cette nouvelle est loin d'être anecdotique pour les parieurs avertis. Henry Corrales, connu pour sa résilience et son striking acéré dans l'octogone, effectue un virage stratégique majeur en revenant à son « premier art martial » : le Bare Knuckle Boxing. Cette spécificité est cruciale. Alors que le MMA exige une panoplie complète de compétences incluant le grappling et le jiu-jitsu, le BKB se concentre exclusivement sur le stand-up, et ce, sans la protection des gants traditionnels.
Pour un combattant de la trempe de Corrales, dont la carrière en MMA a été jalonnée de victoires par KO/TKO, ce retour aux fondamentaux pourrait être un atout considérable. Sa puissance de frappe, testée et prouvée contre l'élite du Bellator, sera amplifiée par l'absence de gants, augmentant le potentiel de coupures et de dommages structurels pour son adversaire. Cependant, la transition n'est pas sans risques. Le BKB exige une défense de boxe pure, un jeu de jambes impeccable et une capacité à encaisser sans le rembourrage des gants, ce qui peut entraîner des fractures des mains ou des ouvertures plus importantes.
Face à Ihor Blazhenko, dont le profil est moins détaillé à ce stade, l'expérience de Corrales en grandes ligues pourrait lui conférer un avantage psychologique et technique. Si Corrales a maintenu un niveau élevé en boxe anglaise tout au long de sa carrière MMA, il pourrait s'avérer être une valeur sûre. À l'inverse, si son striking en MMA était plus adapté aux petites mitaines et aux combinaisons mêlant grappling, l'ajustement au BKB pourrait être plus ardu.