La Coupe du Monde 2026, qui débutera le 11 juin prochain aux États-Unis, au Mexique et au Canada, s'annonce comme un tournant pour de nombreuses nations. Parmi elles, le Qatar, pays hôte de l'édition 2022, affiche désormais des ambitions rehaussées. Selon RMC Sport, les Maroons visent ni plus ni moins que la phase à élimination directe, capitalisant sur une "génération ambitieuse et expérimentée" et l'élargissement de la compétition à 48 équipes. Un objectif audacieux après leur parcours décevant à domicile en 2022.
Cette déclaration d'intention n'est pas à prendre à la légère. Le Qatar, double vainqueur de la Coupe d'Asie (2019, 2023), a démontré une progression constante sur le continent. Sous la houlette de sélectionneurs successifs, et plus récemment Tintín Márquez, l'équipe a su développer un jeu collectif solide, s'appuyant sur des individualités comme Akram Afif et Almoez Ali, des attaquants capables de faire la différence et de poser des problèmes aux défenses adverses. Leur expérience collective, forgée au sein de clubs locaux comme Al-Sadd, est un atout majeur. La déroute de 2022 (trois défaites, zéro point, un seul but marqué) a servi de le��on. Le groupe actuel, plus aguerri et moins sous pression médiatique que lors de "leur" Mondial, pourrait aborder la compétition avec une mentalité de challenger bien plus propice à la performance.
L'élargissement du tableau à 48 équipes est un facteur clé. Il augmente mécaniquement les chances de voir des nations moins établies atteindre les phases finales. Le Qatar, bien que n'étant pas une puissance footballistique mondiale, possède les infrastructures et les moyens pour une préparation optimale. Leur capacité à maintenir une "clean sheet" contre des équipes de niveau similaire ou légèrement supérieur sera déterminante pour accumuler les points nécessaires à la qualification. Leur cohésion et leur discipline tactique, souvent sous-estimées, pourraient créer la surprise et offrir des opportunités de break dans les matchs serrés.