L'onde de choc a traversé le monde du football : ce n'est pas un poisson d'avril au mois de juin. Le légendaire Ronaldinho, ancien Ballon d'Or et maestro du football brésilien, s'apprête à sortir de sa retraite pour s'engager avec Ravenne, club évoluant en 3e division italienne. À 46 ans, l'icône était récemment au stade pour assister à la victoire du Brésil, désormais à un pas de la qualification, tout comme le Maroc. Pendant ce temps, les États-Unis ont déjà validé leur billet pour les 16es de finale, tandis qu'Haïti et la Turquie sont malheureusement 'out of contention'.
Si l'effet d'annonce est indéniable, un analyste avisé doit tempérer l'enthousiasme. Physiquement, un joueur de cet âge, même avec une hygiène de vie irréprochable, ne peut plus soutenir l'intensité et la 'work rate' d'un championnat professionnel, fût-il de troisième division. La 'break' de rythme et la 'pressing intensity' exigées en Serie C sont bien loin de ce que Ronaldinho peut offrir sur 90 minutes. Son rôle sera probablement celui d'un 'game changer' sur des séquences courtes, un spécialiste des coups de pied arrêtés ou un 'super-sub' capable d'apporter sa vision du jeu et sa 'passing range' dans les 20 dernières minutes.
Pour Ravenne, actuellement en milieu de tableau et luttant pour accrocher les play-offs, ce transfert est avant tout un coup de maître marketing. Attirer les projecteurs, booster la billetterie et les ventes de maillots : voilà l'objectif principal. L'impact psychologique sur l'équipe et les adversaires est également à prendre en compte, mais il ne transformera pas Ravenne en 'contender' pour la promotion du jour au lendemain. Nous devons donc évaluer le potentiel réel sur le terrain avec une approche pragmatique, loin de la nostalgie.