L'émission 'After Coupe du Monde' de RMC a récemment mis en lumière la Tunisie, interrogeant sur la capacité des Aigles de Carthage à enfin briser leur 'complexe d'infériorité' en Coupe du Monde. Alors que les États-Unis, le Canada et le Mexique se préparent à accueillir une édition XXL inédite en 2026, avec 48 équipes et 104 matchs, la question de la progression tunisienne au-delà des poules est plus pertinente que jamais.

Historiquement, la Tunisie a participé à six phases finales de Coupe du Monde, sans jamais réussir à franchir le premier tour. Malgré des performances honorables, comme leur victoire 1-0 contre la France en 2022 – un résultat qui a prouvé leur capacité à créer l'exploit – le calcul des points et la goal average ont toujours été impitoyables. Le défi pour Sabri Lamouchi, dont le nom est évoqué pour prendre les rênes, serait de doter cette équipe d'une résilience tactique et d'une efficacité offensive accrues. Lamouchi, connu pour sa rigueur défensive et sa capacité à organiser un bloc compact, pourrait apporter la structure nécessaire pour maximiser le potentiel d'un groupe souvent sous-estimé.

La question d'une 'star' de l'effectif est délicate. Si la Tunisie ne possède pas de joueur de la trempe d'un Mbappé ou d'un De Bruyne, son point fort réside souvent dans son collectif et son milieu de terrain. Des joueurs comme Ellyes Skhiri, véritable métronome et récupérateur de ballons, ou Aïssa Laïdouni, un dynamiteur capable de percuter et de créer le déséquilibre, sont des éléments clés. En attaque, l'expérience de Youssef Msakni reste précieuse, même si la finition devant le but a parfois été un talon d'Achille, impactant leur xG et leur capacité à convertir les occasions. L'élargissement de la compétition à 48 équipes change radicalement la donne, avec l'introduction possible de repêchage pour les meilleurs troisièmes. Cela offre une marge de manœuvre inédite et pourrait être le catalyseur dont la Tunisie a besoin pour enfin passer ce cap psychologique et tactique.